Héron cendré


héroncendré

Grand oiseau gris, majestueux lorsqu’il est debout au repos. Il possède de longues pattes jaune grisâtre ou grises, un long cou et un grand bec jaune grisâtre en forme de dague. Le dessous, la tête et le cou sont blanchâtres avec une crête noire et des rayures sombres sur le devant du cou et de la poitrine. Le reste du plumage est gris-pigeon. En vol, parfois haut en battant lentement des ailes qui sont alors bien arquées, les plumes principales des ailes sont foncées, presque noires, le cou est replié et les pattes sont plus longues que la queue. Les jeunes hérons ont le front et la calotte gris, la nuque noire grisâtre avec une courte plume nucale, les côtés de la tête et du cou ainsi que le dos gris. Le centre de leur cou est beige. Ils cherchent à se nourrir près de toutes sortes de plans d’eau, et on en voit même quelquefois en zone urbaine. Leur technique de pêche n’est pas encore très au point et ils feront sans doute plus de peur que de mal aux poissons. Le héron cendré construit un très grand nid avec des rameaux secs, des branches et des laîches. Il nidifie en grandes colonies souvent sur un seul arbre.
La femelle dépose de 3 à 5 œufs mats, gris-bleu, parfois teintés de roux. L’incubation est assurée alternativement par les deux parents, et dure environ 26 jours. A la naissance, les poussins ont une apparence grotesque, avec le duvet de la tête très abondant. Ils sont nourris par les deux parents. Incités par les petits coups de bec des jeunes, ils régurgitent la nourriture que les poussins prennent directement dans le bec des adultes. Les jeunes ne volent pas très bien avant l’âge de 55 jours. Le héron cendré peut avoir des attitudes curieuses. Il peut rester des heures, posé sur une seule patte, complètement inactif s’il n’est pas dérangé. Il enfonce son cou dans les épaules, seule la tête et le bec à l’horizontale semblent surgir de son corps. Sa manière de chasser est particulière. Il chemine lentement et courbé, dans les eaux peu profondes, sans faire de bruit, pointant vers le bas son bec puissant et pointu, prêt à asséner le coup mortel à la proie qui passera à sa portée.
Parfois, il reste immobile dans l’eau, observant le fond devant lui et sur les côtés afin de capturer habilement le moindre poisson qui passe. Pour les grosses proies, (grand poisson ou anguille importante), il les frappe fortement de son bec pour les transpercer, et les secoue d’un côté à l’autre, avant de les avaler entières, tête la première.