éland du Cap


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L’éland du cap fait partie des artiodactyles, c’est-à-dire qu’il possède un nombre de doigts pair. Le poids de leur corps est ainsi réparti de façon égale sur leurs 2 doigts. Les élands du cap présentent un pelage beige-crème, avec des rayures blanches verticales le long de l’abdomen. On les distingue aisément des autres antilopes par la bande noire qu’ils ont au niveau des coudes des pattes avant. Les mâles élands sont largement plus imposants que les femelles. Ils possèdent de plus un « fanon » de peau très long au niveau de la gorge, alors que chez les femelles, ce fanon est beaucoup moins développé. Les mâles ont également les poils plus longs au niveau du front. Chez cette espèce d’antilope, mâle et femelle possèdent des cornes spiralées à la base. L’éland du cap vit en Afrique : on le trouve de l’Afrique du sud à l’Éthiopie. Les élands se retrouvent principalement dans les steppes ou les forêts très clairsemées. Ils peuvent également vivre dans des zones semi-désertiques. Durant les périodes de fortes chaleurs, en pleine journée, ils ont tendance à se réfugier dans des zones ombragées. Ils peuvent vivre à des altitudes allant jusqu’à 4400m. L’éland du cap est strictement végétarien. Son régime alimentaire se compose d’herbes, de feuilles, de buisson, mais également de fruits charnus. Lors de la saison sèche, il peut se passer de boire et trouve donc l’eau nécessaire à ses besoins dans son alimentation. En revanche, lorsqu’il trouve un point d’eau, il va boire une grosse quantité en une seule fois. Les femelles se regroupent sous forme de hardes avec les jeunes : jusqu’à 25 individus, voire plus pendant la saison des pluies. Généralement, un seul mâle peut s’approprier ces hardes mais il arrive que d’autres mâles adultes soient tolérés. Dans ces rares cas, l’accès aux femelles est strictement contrôlé par le mâle dominant. Le territoire des femelles est souvent plus étendu que celui des mâles, celui-ci se restreignant principalement aux zones boisées. Afin de déterminer la dominance, les mâles vont se battre à l’aide de leurs cornes, le vainqueur s’assurant ainsi l’accès aux femelles avec qui il pourra s’accoupler. Les périodes de mise bas varient selon les régions, mais la gestation dure toujours environ 9 mois pour aboutir à la naissance d’un unique petit d’environ 30 kg. Ce petit va rester caché et sera allaité toutes les 4 à 6 heures, jusqu’à ce qu’il soit capable de se déplacer avec sa mère. Durant les 6 mois d’allaitement, il n’est pas rare de voir des regroupements de petits, sous forme de crèches. Bien qu’ayant disparu de plusieurs endroits où on le trouvait avant à cause de la sur-chasse, l’éland reste une espèce très commune qui ne demande pas de mesure particulière pour sa survie. Sa population étant tout de même en baisse, elle reste à surveiller mais n’est pas l’objet de programmes de conservation à l’heure actuelle. Bien que très lourde, cette antilope reste capable de courir à 40 km/h et de faire des bonds de plus de 2 mètres. Le mâle éland du Cap a les genoux qui claquent lorsqu’il se déplace. Cela servirait aux femelles à reconnaître les bons reproducteurs.